Part de chaque héritier et droits à payer
Indiquez la situation familiale et la valeur de la succession. Vous obtenez la part qui revient à chacun, puis l’impôt que chacun devra régler.
Estimation à titre d’informationen savoir plus
Ce site fournit une estimation automatisée, à titre d’information. Elle ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal et ne remplace pas l’avis d’un notaire, qui seul peut tenir compte de l’ensemble de votre situation.
Indiquez la date du décès et la valeur de la succession. Vous obtiendrez la part de chaque héritier et l’impôt correspondant.
Exemple
Une succession de 600 000 € partagée entre trois enfants, sans conjoint survivant.
54 582 € de droits au total
Ce que fait ce calculateur
Il répond à deux questions d’affilée. D’abord qui hérite et de quelle fraction, en appliquant les règles de la dévolution légale. Ensuite ce que chacun devra payer, en imposant chaque part séparément.
C’est l’ordre dans lequel les choses se présentent réellement. La plupart des personnes qui cherchent à connaître les droits de succession ignorent le montant de leur part : celui-ci n’est arrêté qu’au cours du règlement, par le notaire.
Le partage suppose qu’il n’y a pas de testament
La dévolution légale ne s’applique que si le défunt n’a pas disposé autrement. Un testament, une donation entre époux ou une donation-partage modifient le partage, dans la limite de la réserve héréditaire.
Ce calculateur ne traite pas ces situations. Il ne calcule ni la réserve héréditaire ni la quotité disponible.
L’abattement s’applique par héritier, pas par succession
C’est le point qui déplace le plus le résultat. Chaque héritier dispose de son propre abattement, et sa part traverse ensuite le barème progressif en repartant de la première tranche.
Une succession de 600 000 € laissée à un enfant unique et la même succession partagée entre trois enfants ne supportent pas du tout le même impôt : trois abattements au lieu d’un, et trois passages dans les tranches basses au lieu d’un seul passage qui atteint les tranches hautes.
Le choix du conjoint entre le quart et l’usufruit
Quand tous les enfants sont issus des deux époux, l’époux survivant choisit. Ce choix n’est pas neutre fiscalement pour les enfants.
S’il prend l’usufruit de la totalité, les enfants ne reçoivent que la nue-propriété. Or c’est la nue-propriété qui est imposée, et sa valeur est d’autant plus faible que le conjoint est jeune. Le barème applicable est fixé par la loi et dépend uniquement de l’âge de l’usufruitier au jour du décès.
Ce calculateur permet de comparer les deux options. Il ne dit pas laquelle retenir : ce choix engage aussi l’usage des biens et leur disponibilité à la vente, bien au-delà de la question fiscale.
Questions fréquentes
- Qui hérite en l’absence de testament ?
La loi désigne quatre ordres d’héritiers, et chaque ordre écarte le suivant. D’abord les enfants et leurs descendants. À défaut, les père et mère, les frères et sœurs et leurs descendants. Puis les autres ascendants. Enfin les autres collatéraux, qui n’héritent pas au-delà du sixième degré. L’époux survivant occupe une place à part : il hérite dans tous les cas, en concours avec les héritiers présents.
- Que reçoit l’époux survivant ?
Cela dépend de qui d’autre survit. En présence d’enfants tous issus des deux époux, il choisit entre le quart en pleine propriété et l’usufruit de la totalité. Si un enfant au moins est issu d’une autre union, il reçoit le quart en pleine propriété, sans choix. En l’absence d’enfant, il reçoit la moitié si les deux parents du défunt sont vivants, les trois quarts si un seul l’est, et la totalité si aucun ne l’est.
- Le partenaire de PACS hérite-t-il ?
Non, pas sans testament. Le PACS n’ouvre aucun droit dans la dévolution légale. Le partenaire est en revanche exonéré de droits de succession s’il reçoit quelque chose par testament. C’est une différence importante avec le mariage, et elle surprend souvent.
- Faut-il choisir le quart ou l’usufruit ?
Ce calculateur montre l’effet de chaque option sur le partage et sur l’impôt, en fonction de l’âge du conjoint. L’usufruit prend d’autant plus de valeur que le conjoint est jeune. Le choix ne se réduit pas à l’impôt : il engage l’usage des biens et les possibilités de vente. C’est une décision à prendre avec le notaire, qui la replacera dans l’ensemble de la situation.
- Pourquoi l’impôt baisse-t-il quand il y a plus d’enfants ?
Parce que l’abattement s’applique à chaque héritier, et non à la succession. Trois enfants disposent de trois abattements, et chaque part passe séparément dans le barème progressif en repartant de la première tranche. Une même succession est donc nettement moins taxée partagée entre trois enfants qu’attribuée à un seul.
- Et si le défunt avait laissé un testament ?
Ce calcul ne s’applique plus tel quel. Un testament redistribue la succession dans la limite de la quotité disponible, la réserve héréditaire restant acquise aux enfants. Le calculateur de la réserve héréditaire détermine précisément la part que le testament pouvait redistribuer et celle qui revenait de droit aux héritiers.
- Comment sont calculés les droits de chaque héritier ?
Chaque part est imposée séparément : abattement propre à l’héritier, puis barème correspondant à son lien de parenté. Le calculateur des droits de succession détaille ce calcul pour une part isolée, tranche par tranche.
- Dans quel délai faut-il déclarer ?
Six mois à compter du décès survenu en France métropolitaine, un an dans les autres cas. Le calculateur de délai donne votre date limite et le coût d’un dépôt tardif.
Sources
Chaque montant et chaque taux utilisés par ce calculateur proviennent d’une source officielle. La date indiquée est celle de notre dernière vérification.
- Code civil, art. 734Légifrance — vérifié le 1 août 2026
- Code civil, art. 735Légifrance — vérifié le 1 août 2026
- Code civil, art. 736 à 738Légifrance — vérifié le 1 août 2026
- Code civil, art. 757Légifrance — vérifié le 1 août 2026
- Code civil, art. 757-1 et 757-2Légifrance — vérifié le 1 août 2026
- Code civil, art. 751 à 755Légifrance — vérifié le 1 août 2026
- CGI art. 669, I — version en vigueur depuis le 31 décembre 2003Légifrance — vérifié le 1 août 2026
- CGI art. 779, I — en vigueur depuis le 01/01/2013Légifrance — vérifié le 1 août 2026
- CGI art. 779, IV — en vigueur depuis le 01/01/2013Légifrance — vérifié le 1 août 2026
- CGI art. 779, V — en vigueur depuis le 01/01/2013Légifrance — vérifié le 1 août 2026
- CGI art. 788, IV — version en vigueur depuis le 1er août 2020Légifrance — vérifié le 1 août 2026
- CGI art. 779, II — en vigueur depuis le 01/01/2013Légifrance — vérifié le 1 août 2026
- CGI art. 796-0 bis — version en vigueur depuis le 22 août 2007Légifrance — vérifié le 1 août 2026
- CGI art. 796-0 ter — version en vigueur depuis le 22 août 2007Légifrance — vérifié le 1 août 2026
- CGI art. 777 — Tarif des droits de mutation à titre gratuitLégifrance — vérifié le 1 août 2026
- CGI art. 777, tableau III — entre frères et sœursLégifrance — vérifié le 1 août 2026
- CGI art. 777, tableau III — parents jusqu'au 4e degréservice-public.gouv.fr — vérifié le 1 août 2026
- CGI art. 777, tableau III — au-delà du 4e degré et non-parentsservice-public.gouv.fr — vérifié le 1 août 2026
- CGI art. 784 — version en vigueur depuis le 1er janvier 2017Légifrance — vérifié le 1 août 2026